Diabète et hypertension

Le diabète gras, ou diabète de type 2, est une maladie métabolique qui survient au bout du chemin de la « résistance à l’insuline ». Le pancréas n’arrive plus à suivre face à l’excès de glucose dans le sang, et l’insuline n’arrive plus à convaincre les cellules de laisser pénétrer ce glucose afin qu’il serve de carburant pour l’énergie cellulaire.

 

Le diabète se caractérise par une hyperglycémie. La glycémie grimpe au-delà de 1,26 g/litre. La glycémie normale est inférieure à 1,10 g/litre. Le diagnostic et la surveillance reposent sur le dosage sanguin de l’hémoglobine glyquée, l’HbA1c, la normale étant inférieure à 6 % (suivant le labo), le diabète bien soigné a une HbA1c inférieure à 7 %.

L’hypertension artérielle (HTA) est qualifiée d’essentielle car il n’y a pas de cause unique clairement identifiée, mais plutôt un cumul de facteurs de risques responsables d’un durcissement et épaississement des artères, d’une diminution de la perméabilité des micro-vaisseaux dans les tissus périphériques avec augmentation de la résistance à l’écoulement du sang dans le lit tissulaire d’aval. Le tabac, le surpoids et le diabète sont les principaux. La tension normale est de 120/80 mm de mercure, l’hypertension, c’est au-dessus de 140/90, et chez le diabétique au-dessus de 135/85.

 

Des similitudes

Ces deux maladies ont des points communs, et en l’absence de traitements lorsqu’on les cumule, cela compromet gravement la santé !

L’une et l’autre peuvent passer totalement inaperçues et évoluer de façon insidieuse, à tel point qu’il n’est pas rare de les découvrir au moment où elles se compliquent. Peu de patients consultent en disant « je crois que j’ai du diabète » ; ainsi, la découverte fortuite à l’occasion d’une prise de sang est toujours une annonce surprenante. Dans certains cas, ils se plaignent d’uriner trop souvent, d’avoir une soif anormale ou d’être somnolents. L’hypertension modérée n’est jamais ressentie, mais dans des crises fortes les patients peuvent se plaindre de maux de tête, en particulier le matin, de bourdonnements d’oreilles, de palpitations, de pression dans la poitrine, de troubles visuels ou d’essoufflement.

Les deux maladies partagent pour l’essentiel les mêmes complications cibles.

La principale est l’athérosclérose : fragilisation, inflammation et rétrécissement des artères responsables des maladies cardiovasculaires, l’AVC, l’angine de poitrine, l’infarctus du myocarde, l’artérite des membres inférieurs, la dissection aortique. Les micro-vaisseaux dans les tissus périphériques et les organes nobles sont aussi altérés, provoquant : insuffisance rénale chronique, micro-albuminurie, atteinte de la rétine, altération des extrémités…

Enfin, les deux pathologies sont associées à une forte augmentation du risque de maladie neurodégénérative telle que la maladie d’Alzheimer.

Non seulement les complications se ressemblent, mais en plus, elles se potentialisent ! Lorsque le diabétique est hypertendu, tous ces risques de complications sont multipliés par trois. Sachant que 80 % des diabétiques sont hypertendus, on comprend l’importance du dépistage et du traitement de l’hypertension pour cette population.

Le diabète et l’HTA partagent de nombreux facteurs de risques : l’âge bien sûr augmente l’incidence de ces maladies (diab > 40, HTA > 55), la sédentarité est une prédisposition majeure, le surpoids et l’obésité associés à une alimentation déséquilibrée… quand on mange mal et trop ! Le syndrome métabolique est aussi prédisposant aux deux maladies, avec hypertriglycéridémie, gros ventre, foie gras, hyper uricémie… Enfin, il n’est pas rare de découvrir ces deux maladies à l’occasion d’un bilan de SAS (syndrome d’apnée du sommeil).

 

Une prise en charge commune

Autre point commun, la prise en charge donne de bons résultats, et la surveillance est aisée parce que chiffrée. Cependant, ce sont des maladies chroniques qui nécessitent un suivi médical avec des moyens et un programme de surveillance, ainsi que l’adhésion du patient.

La prescription d’exercice physique est indispensable sous forme d’une activité d’endurance modérée quotidienne, pour totaliser au moins deux heures trente par semaine. Les séances ne doivent pas être espacées de plus de deux jours. Il faut associer une activité de renforcement musculaire adaptée, travail en force, deux fois par semaine.

La correction des gros défauts alimentaires « ne peut pas nuire » ! Par exemple, éviter le grignotage sucré, manger moins… Prenez conseil auprès des professionnels de santé !

 

Traitement de l’HTA

Les médicaments de l’HTA sont nombreux et efficaces. On finit toujours par trouver celui ou ceux qui vont fonctionner, et le résultat est facile à évaluer par la mesure de la pression artérielle systolique et diastolique (maxima et minima). Cependant, le résultat est souvent faussé pas le stress, l’anxiété, liées à l’émotion d’être chez le médecin, alors on a recours à l’enregistrement « MAPA », un appareil de mesure automatique de la tension sur 24 h à domicile, posé par le cardiologue. Il interprète ensuite les résultats et peut prescrire un traitement adapté. Il y a une autre méthode efficace, « l’automesure », qui consiste à prendre sa tension à domicile avec un tensiomètre de type brassard, mieux que poignet, que l’on achète chez son pharmacien pour garantir la validité de la mesure. À effectuer trois fois le matin entre lever et petit déjeuner, trois fois le soir entre dîner et coucher, pendant trois jours. Puis on fait la moyenne de ces 18 systoliques et 18 diastoliques. Si le résultat est supérieur à 135/85, le diagnostic d’hypertension est posé et un traitement est proposé.

 

Traitement du diabète

Les traitements sont nombreux et efficaces. Par voie orale avec la prise des antidiabétiques oraux ou en piqûres, insuline ou pas. Différentes stratégies et plusieurs protocoles permettent d’atteindre les objectifs recommandés grâce à la surveillance de la glycémie capillaire « dextro » et à la mesure de « l’hémoglobine glyquée, HbA1c ». En gros, si l’« HbA1c » est inférieure à 7 %, c’est gagné ! Ce qui signifie que sur les dernières semaines les glycémies sont restées basses la plupart du temps. Le contrôle s’effectue 3 à 5 fois par an.

Il est indispensable de surveiller l’impact de ce duo sur les organes nobles : rétine, reins et cœur avec prises de sang et consultations spécialisées adéquates.

Il est probable que le traitement de l’une améliorera l’autre. On sait depuis peu que les antihypertenseurs prescrits le soir, afin de bien contrôler la tension la nuit, permettent de diminuer les glycémies du matin chez le diabétique, et de constater aussi une baisse de l’hémoglobine glyquée. Certains antihypertenseurs ont la propriété de diminuer la micro-albuminurie qui complique le diabète par altération de la membrane rénale, qui est le lit de l’insuffisance rénale chronique. D’autres diminuent la résistance à l’insuline.

 

Ce qu’il faut retenir

L’enjeu est important pour la santé, car le cumul diabète/hypertension est explosif ! Il faut dépister, car l’évolution de ces deux maladies est insidieuse ! Il n’y a que le résultat chiffré qui compte, c’est la seule garantie de se prémunir contre les complications ! Les traitements sont nombreux et efficaces, donc il ne faut pas désespérer ! Et puis mangez mieux et bougez plus, vous verrez, tout ira mieux !

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