J'ai mal à la tête… migraine ou céphalée ?

 

Les maux de tête sont les troubles neurologiques les plus observés dans la médecine générale. Quelle est la différence entre céphalée et migraine ? Quels en sont les causes, les symptômes et les traitements ? Faisons le point !

 

Céphalée ou migraine ?

Les céphalées sont des douleurs ressenties au niveau de la tête ou de la nuque. Elles se classent en deux groupes : les céphalées primaires (qui ne sont pas causées par un autre trouble) et les céphalées secondaires (qui sont la conséquence d’un autre trouble). Parmi les céphalées primaires, on distingue la céphalée de tension, l’algie vasculaire de la face (maladie grave et rare) et la migraine.

La céphalée de tension débute généralement par une douleur d’intensité légère à modérée ressentie à l’avant de la tête qui s’étend ensuite progressivement à l’ensemble du crâne (sensation d’étau). Elle peut être épisodique ou chronique et touche en moyenne 1 personne sur 2 tous les ans.

La migraine est une douleur d’intensité moyenne à sévère qui peut toucher un ou les deux côtés du crâne sous la forme de pulsations. Elle est souvent aggravée par la lumière, l’activité physique, les odeurs ou les sons et s’accompagne de nausées, de vomissements et d’une sensibilité accrue aux stimuli extérieurs (sons, odeurs et bruits). 18 % de la population estime souffrir de migraine chaque année, avec une prévalence 2 à 3 fois supérieure chez les femmes.

 

Quelles sont les causes de la migraine ?

La migraine est liée à une sensibilité accrue du système nerveux. Chez les personnes qui souffrent de migraine, les cellules nerveuses du cerveau sont plus facilement stimulées et provoquent une activité électrique qui perturbe différentes fonctions de l’organisme, telles que l’équilibre, la parole ou encore la vision. Les troubles apparaissent lorsque le 5e nerf crânien est stimulé (le trijumeau). Il libère alors dans les vaisseaux sanguins du cerveau et des méninges (membranes et tissus qui entourent le cerveau) des substances potentiellement inflammatoires et douloureuses. Dans 25 % des cas, ces troubles surviennent avant la céphalée, on parle alors « d’aura ». Les personnes affectées présentent généralement des troubles visuels, comme l’apparition dans le champ de vision de lumières clignotantes ou scintillantes, ou bien d’une tache aveugle, à contours scintillants. Plus rarement, la personne peut ressentir une perte d’équilibre, un engourdissement, des difficultés d’élocution, ou une faiblesse des membres. L’aura se manifeste de quelques minutes à une heure avant la céphalée et peut persister après son apparition. Parmi les facteurs déclencheurs (tels que le manque de sommeil, les changements de temps, la faim, le stress, certains aliments, ou une stimulation excessive des sens), l’influence des œstrogènes expliquerait la plus forte prévalence chez les femmes. Principales hormones féminines, les œstrogènes affecteraient les cellules situées autour du nerf trijumeau qui sont connectées aux vaisseaux sanguins de la tête.

 

Traiter les migraines

Les migraines ne peuvent pas être guéries, mais elles peuvent être bien contrôlées par différents traitements. Les céphalées d'intensité modérée peuvent être maitrisées par la prise de paracétamol ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens. Les accès sévères peuvent être traités par la prise de triptans, de lasmiditan, ou de certains médicaments anti-vomitifs. Des traitements neuromodulateurs (neuro-stimulation) plus ou moins invasifs comme la stimulation magnétique transcrânienne peuvent être utilisés en préventif ; de même que la prise de certains médicaments comme les bêtabloquants ou les anticorps monoclonaux en fonction des comorbidités associées (insomnie, anxiété, obésité).

 

Conseils hygiéno-diététiques pour prévenir les céphalées et les migraines

Si les médicaments permettent de traiter les crises et dans certains cas de les prévenir, quelques règles d’hygiène et de diététique assurent un traitement de fond.

  • Il est tout d’abord recommandé de tenir un journal de ses crises dans lequel seront consignés la fréquence, les symptômes et si possible les facteurs déclencheurs. Une fois ces derniers repérés, il sera plus facile d’agir dessus.
  • Surveiller son alimentation en limitant les apports en sucres et en graisses, et favoriser une alimentation équilibrée. Il est préconisé de manger en petite quantité et à heures fixes, de boire beaucoup d’eau pour rester hydraté et de ne pas trop faire varier sa consommation de caféine.
  • Adopter une hygiène de vie saine : dormir suffisamment, avoir une activité physique régulière, arrêter de fumer.
  • Gérer son stress par l'acupuncture, l'hypnose, la relaxation, le yoga ou la gymnastique respiratoire.
  • Surveiller les causes hormonales et si besoin adapter son traitement.
  • En cas de crise, s’isoler des stimuli extérieurs.

 

Les céphalées de privation

Parmi les facteurs déclencheurs des céphalées, le manque de sommeil ou l’interruption d’un traitement hormonal chez les femmes peuvent occasionner la survenue de céphalées dites de « de privation ». Dans ce dernier cas, la céphalée est associée à une chute hormonale qui pourra être réglée par la reprise du traitement ou par son remplacement par un traitement hormonal substitutif.

 

Par Alexandre Lefebvre

Journaliste scientifique

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