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L’acérola dans tous ses états

L’acérola dans tous ses états

Cette « petite » cerise originaire d’Amérique du Sud (Pérou, Brésil, Vénézuela…) et des Caraïbes fait partie de la famille des Malpighiacées (Malpighia glabra, M. emarginata…). Elle est réputée pour sa richesse en vitamine C naturelle.

 

Elle en contient 20 à 30 fois plus qu’une orange : une belle poignée d’acérolas équivaudrait donc à un gros filet d’oranges !

La vitamine C de ce « super » fruit vitaminé approche les 1 à 2 grammes pour 100 g de pulpe. L’acérola a un goût acidulé. Cette particularité pourrait s’expliquer par cette valeur élevée en acide ascorbique (nom scientifique de la vitamine C). Une trop grande quantité quotidienne de pulpe d’acérola (plusieurs verres de jus concentré) pourrait contribuer à acidifier les urines, car la vitamine C est très hydrosoluble et s’élimine fortement par le rein. Ce mécanisme pourrait être responsable de ses précautions d’utilisation en cas de goutte ou de risque de lithiases rénales (calculs). En effet, en milieu acide, certains cristaux, comme l’acide urique, se concentrent davantage ; ce qui a pour action de favoriser ou déclencher des crises douloureuses lorsque ces taux augmentent.

Au-delà de cette infime précaution, en cas de fortes consommations, on retiendra que ces polyphénols (flavonoïdes, anthocyanes) sont de formidables antioxydants, des protecteurs vasculaires indiscutables, et accessoirement des modulateurs de l’inflammation, comme un grand nombre de composés de cette fabuleuse famille. Rappelons que la vitamine C régénère la vitamine E, le glutathion, le CoQ10, et que les polyphénols s’associent à cette synergie antioxydante, d’où un potentiel supérieur versus une vitamine C synthétique seule !

Vitamine B1, vitamines B3, B5 et B6 ne sont pas en reste aux côtés des minéraux comme le calcium, le fer, le phosphore, le potassium et le magnésium, même si les teneurs sont plus faibles. Les modes de production, de conservation, la maturité du fruit, le climat… conditionnant fortement ces valeurs. Tous ces éléments, mais la vitamine C principalement, contribuent à rendre l’acérola bénéfique contre la fatigue, les états de convalescence, les faiblesses immunitaires consécutives aux attaques virales, bactériennes…

Des compléments alimentaires d’extraits d’acérola existent. Il est préférable de les choisir, si possible, bio afin de préserver toute la puissance de ce fruit pourpre et une action prolongée. Son potentiel protecteur, mais également régénérateur, s’exprime aussi envers le collagène, cette protéine qui soutient et assouplit nos tissus ; ce qui lui vaut d’être intéressant dans la réparation des cicatrices post-chirurgicales et également dans la protection et contre les saignements des gencives.

En outre, citons une action intéressante vis-à-vis de l’oxydation du LDL-Cholestérol, ce paramètre sanguin que le médecin n’aime pas voir à la hausse.

Tout cela donne envie de traverser l’Atlantique pour croquer cette cerise afin de « pulper » la peau, les vaisseaux et nos défenses immunitaires !

 

Pascal Guerit

Docteur en Pharmacie

DU diététique et Nutrition